 |  | Mathilde GIORDANO | |
|  | Biographie de Mathilde GIORDANO : peintre et auteur illustratrice de livres pour enfantsJe peins des personnages. Ils sont des genres d’hybrides entre les gens du quotidien et des êtres merveilleux. Les deux m’intéressent tout autant. Ces personnes que je vois dans le métro, que je croise dans la rue ont des attitudes, des expressions, des physionomies, des paroles qui m’amusent. Je me les accapare en quelque sorte pour qu’elles existent autrement. Ces caractères investissent des êtres merveilleux comme les sirènes, des êtres marins… voir des barbies ou des golgots de l’espace… Outre l’expression, la couleur et le trait priment pour moi. La représentation de profil est récurrente justement parce que la silhouette est plus marquée et accentue par le trait la valeur des contrastes. L’art grec, égyptien et africain sont mes sources d’inspiration directes. Je considère mes peintures comme des sortes de totems protecteurs. Ce sont des présences qui investissent un lieu, de se mêlent à un décor et à un quotidien. Un sens se glisse dans chacun de mes personnages, un peu comme un sous-entendu, une métaphore. La notion de liberté est omniprésente. J’ai commencé à fabriquer des petits livres à l’âge de 7 ans. Inspirée forcément par les illustrations de mon grand-père Marcel Tillard (il a illustré « Pierre et le loup » raconté par Gérard Philippe, c’est l’exemple le plus célèbre) dont l’atelier regorgeait de gouaches très vives représentant des châteaux fantastiques, de scènes de piraterie dessinées à l’encre de chine… Mes histoires pour enfants sont liées à mes peintures par le style pictural et par l’esprit plutôt amusant, parfois grotesque et emprunt au monde merveilleux. J’invente de manière spontanée mes histoires, puis j’écris les textes. Elles ont pour la plupart un sens moral, une idée que je veux transmettre de manière implicite. Mon premier livre « Marcel poisson de l’Estaque » est sorti en novembre 2008 aux Editions Crès, des éditions régionalistes. C’est l’histoire d’un petit poisson qui perd une écaille. Il apprend que c’est parce qu’il ne mange que des vers de roche, et jamais d’algues… D’autres projets à venir…une histoire de sirène marseillaise, et des histoires racontées et mises en musique… |